Les deux K à Vienne par Yves Courrière (RTL, 3 juin 1961)

Rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961

John Fitzgerald Kennedy

De plus, Berlin-Ouest joue aussi le rôle de porte vers l'Ouest pour de nombreux Tchèques et Polonais. Comme l'émigration concerne particulièrement les jeunes actifs, elle pose un problème économique majeur et menace l'existence même de la RDA. Le 4 aoûtun décret oblige les travailleurs frontaliers à s'enregistrer comme tels et à payer leurs loyers en Deutsche Mark monnaie de la RFA.

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Elle est aussi pour les Occidentaux une base de propagande et d'action secrète qui exaspère les dirigeants est-allemands [32]. Mais du fait de son caractère indéfendable militairement, Berlin-Ouest est le point faible des Occidentaux.

C'est donc le levier que Khrouchtchev choisit d'utiliser en novembre pour tenter d'obtenir des Occidentaux un règlement d'ensemble de la question allemande qui sécurise et pérennise définitivement la Rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961, dont il ne peut à aucun prix risquer qu'elle ne s'écroule.

Histoires d'Info. Quand Kennedy se faisait dévorer par Khrouchtchev

Si la question avait seulement été d'arrêter le flot d'immigration de RDA vers la RFAil ne se serait pas écoulé plus de deux ans et demi entre l'ultimatum de Khrouchtchev et l'édification du Mur [33][28].

Il déclare cependant que sa démarche n'est pas un ultimatum [41]. L'arrière-pensée manifeste de cette proposition est d'intégrer complètement la ville dans le domaine d'influence soviétique. Rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961 rédaction en est relativement ambiguë, mais elle ressemble davantage à un diktat qu'à une simple proposition: Il se montre cependant particulièrement menaçant en ajoutant: Deux jours après l'ultimatum de Khrouchtchev, Walter Ulbricht déclare qu'il considérerait un nouveau pont aérien destiné à ravitailler Berlin-Ouest comme une menace militaire dirigée contre la RDA [43].

Face à l'ultimatum soviétique, les Occidentaux font le choix de la fermeté. Réunis à Paris le 14 décembreles ministres des Affaires étrangères des quatre puissances occidentales, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et la Rencontre bosniaque rejettent l'ultimatum soviétique du 27 novembre, déniant aux Soviétiques le droit d'abroger unilatéralement les droits des Occidentaux à Berlin-Ouest [44].

Le 31 décembrela réponse officielle des États-Unis à l'ultimatum soviétique en récuse la dénonciation unilatérale des accords relatifs à Berlin, signés à la fin de la guerre et confirmés à plusieurs reprises depuis.

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Elle laisse cependant ouverte la possibilité d'ouvrir des négociations d'ensemble sur la question allemande, pour peu qu'elles ne se déroulent pas sous contrainte d'un ultimatum de délai [46]. Le temps de la diplomatie janvier - juin [ modifier modifier le code ] En effet, le 5 janvierdes discussions tripartites entre alliés occidentaux s'ouvrent à Washington en vue de déterminer une position commune sur Berlin [47].

Ces échanges sont rapidement élargis à la RFA. Le 10 janvierl'Union soviétique transmet aux États-Unis un projet de traité de paix englobant l'ensemble de la question allemande, et pas seulement Berlin, articulé autour de sa réunification sous la forme d'un état neutre [48][49].

Dans une note du 16 février, les Occidentaux proposent à Moscou la tenue d'une conférence internationale.

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Après 25 réunions plénières, la conférence est ajournée le 5 août, sans qu'un accord soit trouvé [51][39][52]. Toutefois le 3 août, Eisenhower et Khrouchtchev annoncent simultanément qu'ils sont convenus de rencontres informelles à l'occasion de visites dans leurs pays respectifs, une première depuis l'avènement de l'URSS [53].

Le 15 septembreKhrouchtchev rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961 une longue tournée aux États-Unis qui s'achève par trois jours de rencontre avec Eisenhower à Camp David du 25 au 27 septembre, dans un climat de détente, qui aboutissent à un accord a minima: Khrouchtchev renonce à une date butoir de règlement de la question de Berlin en échange de l'acceptation par Eisenhower de l'organisation d'un sommet des 4 grandes puissances dans les prochains mois pour tenter de trouver un accord sur la question allemande et d'autres sujets y compris des questions de désarmement.

Eisenhower reste fidèle jusqu'à la fin de son mandat à la stratégie de défense de l'Europe basée sur l'arme nucléaire et par voie de conséquence il n'est pas prêt à un compromis avec les Soviétiques au prix d'un renoncement à la possibilité que la RFA devienne une puissance nucléaire. Dulles souhaite une approche plus flexible de la question afin de limiter le risque d'engagement des États-Unis dans une guerre nucléaire, mais il soutient globalement les vues d'Eisenhower qui ne répondent pas aux demandes soviétiques sur ce sujet majeur à l'origine de la crise [54].

Ce sommet s'ouvre à Paris le 14 mai dans un contexte tendu par l' incident de l'avion espion U2 abattu quelques jours auparavant par les Soviétiques. Il s'interrompt le 16 mai en raison de la polémique déclenchée par cet incident et de l'impossibilité qui en découle d'aborder les sujets prévus [55][56].

President Kennedy At Work (1961)

Peu après le sommet, de Gaulle dénonce l'utilisation de cet incident pour faire échec à la conférence et réaffirme la solidarité occidentale [57]. Cet échec marque la fin des espoirs suscités dans le monde par la politique de coexistence initiée par Khrouchtchev et le dégel diplomatique qui s'ensuit mais qui n'auront finalement débouché que sur peu de résultats tangibles.

La situation se fige dans l'attente de l'élection aux États-Unis du président qui succédera à Eisenhower. Kennedy gagne face à Nixon d'une courte tête et s'installe à la Maison-Blanche le 20 janvier À peine élu, Kennedy réunit le 11 février son premier Conseil pour fixer une ligne politique vis-à-vis de Moscou [58][59].

Un accueil enthousiaste en France

La position américaine connaît avec l'arrivée de Kennedy à la présidence un changement profond. Kennedy reconnaît rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961 légitimité des attentes de Soviétiques relativement à leur zone d'influence en Europe de l'Est et à leur sécurité.

Il pense que les États-Unis et l'Union soviétique sont deux grandes puissances qui doivent pouvoir vivre en paix en préservant leurs intérêts vitaux. Kennedy en conclut très vite que la RFA ne doit pas devenir une puissance nucléaire, et que corollairement les Rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961 doivent durablement maintenir des troupes en Europe pour garantir la sécurité de l'Europe de l'Ouest.

Il engage donc la diplomatie américaine sur deux fronts consistant l'un à obtenir des Allemands, et si possible des Français et des Anglais de renoncer à l'arme nucléaire, l'autre à convaincre Khrouchtchev qu'en échange de ces garanties de sécurité, il accepte le maintien du statu quo en Allemagne et à Berlin [60].

Poignée de mains à Vienne entre Khrouchtchev et Kennedy Souhaitée par Kennedy dès février, mais repoussée en raison des tensions résultant du débarquement de la baie des Cochonsla rencontre entre Kennedy et Khrouchtchev se tient finalement à Vienne les 3 et 4 juin Au-delà des sourires et poignées de mains pour les photographies officielles, elle se passe dans une ambiance tendue et chacun reste sur ses positions rencontre femme celibataire senegal. Khrouchtchev réitère les termes de son ultimatum deen réaffirmant la menace de la signature d'un traité de paix direct avec la RDA, qui rendrait caducs les accords signés à la fin de la Seconde Guerre mondialeet mettrait ainsi de facto Berlin-Ouest à la merci du régime d'Allemagne de l'Est [62] La construction du mur juin - août [ modifier modifier le code ] Tracé du Mur sur une image satellite ligne jaune Article détaillé: Mur de Berlin.

Les Allemands de l'Est voient dans cet échec une occasion d'obtenir enfin de Moscou l'autorisation d'agir. Ces déclarations inquiètent ceux qui songent à passer à l'Ouest: Sur la base des documents déclassifiés à ce jour, il semble que les services secrets occidentaux n'ont eu connaissance du projet de construction du mur que dans les heures qui ont précédé le début des travaux [64][65][66].

  • Ce face-à-face, il y a 50 ans, les 3 et 4 juin à Vienne, conduisit certes au "téléphone rouge" mais aussi, deux mois plus tard, à une aggravation de la Guerre froide avec l'érection du Mur de Berlin.
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Les sources de renseignement mettent surtout l'accent sur le fait que Khrouchtchev se trouve dans l'obligation d'adopter une posture de diplomatie au bord du gouffre afin de faire face aux critiques internes dont il est l'objet faute d'avoir obtenu le moindre résultat concret depuis l'ultimatum lancé presque trois ans auparavant.

Les Occidentaux cependant ont en tête que la fermeture de la frontière entre Berlin-Ouest et Berlin-Est pourrait constituer une solution pour les Soviétiques et le rencontre de kennedy et khrouchtchev à vienne 1961 est-allemand. Dans les semaines qui suivent son arrivée au pouvoir, Kennedy évoque cette possibilité avec ses conseillers.

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Deux semaines avant sa construction, des déclarations comme celles du sénateur W. Fulbright donnent acte par avance aux Allemands de l'Est de leur droit à fermer la frontière, mais provoquent la colère des responsables politiques ouest-allemands [67][68][69].

Le discours ferme de Kennedy du 25 juillet insiste sur la préservation de la liberté des berlinois de l'ouest et justifie le renforcement des moyens militaires américains mais n'identifie pas la fermeture de la frontière comme inacceptable, ce qui contribue sans doute à encourager Khrouchtchev à prendre enfin une décision [70].

L'absence de succès diplomatique plus de deux ans et demi après son ultimatum met Khrouchtchev dans une impasse qui le pousse à agir, d'autant plus que la Chine prône ouvertement une ligne très dure vis-à-vis des États-Unis [71]. De plus Ulbricht presse Khrouchtchev de trouver une solution pour arrêter l'hémorragie en augmentation constante. Les archives disponibles à ce jour ne donnent pas d'information précise et irréfutable sur le processus de décision qui conduit à la fermeture de la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest.

Le plus probable est que cette décision est définitivement entérinée au cours de la première semaine d'août dans le cadre ou en marge du sommet du Pacte de Varsovie qui se tient à Moscou.

Kennedy décontenancé par Khrouchtchev

Lors de plusieurs interventions publiques dans les jours précédents l'érection du Mur de Berlin, Khrouchtchev alterne des propos dans la veine de la diplomatie nucléaire ou au contraire manifestant une volonté d'apaisement dans la question allemande [72][73]. Les Soviétiques prennent soin dans les quelques jours précédant la construction du Mur de passer à plusieurs de leurs interlocuteurs occidentaux des messages visant à les rassurer par avance sur les intentions du Kremlin, et notamment sur le fait qu'il ne serait pas porté atteinte à leurs droits à Berlin-Ouest: Les Soviétiques souhaitent ainsi désamorcer par avance une réaction brutale des Occidentaux.

Dans la nuit du 12 au.